A l’heure où la question migratoire n’a jamais aussi forte au point de faire vaciller l’Union Européenne sur ses bases, notre nouvelle Focale géographique se penche sur un cas peu connu, celui de l’île de Malte.

 

migrants

©R.Levillain, mars 2016

 

Dans l’ombre des îles grecques et italiennes comme Lesbos ou Lampedusa devenues les symboles de la tragédie humaine qui se joue en Méditerranée, d’autres îles de Méditerranée doivent elles-aussi faire face à l’épineuse gestion des flux migratoires. Parmi elles et malgré sa faible médiatisation, Malte compte sur son territoire plusieurs camps rassemblant des réfugiés – majoritairement originaires d’Afrique de l’Est (Soudan, Erythrée, Somalie) – espérant, à terme, pouvoir rejoindre les pays d’Europe de l’Ouest.

Face à une situation de transit qui, pour certains migrants, s’éternise, de nombreuses voix tentent de se faire entendre pour dénoncer une situation politique, administrative et humanitaire chaque jour plus inextricable. Au son de slogans comme « Aucun être humain n’est illégal », « Nous sommes esclaves de l’économie maltaise », ce rassemblement spontané organisé le 16 février 2016 à La Valette visait à dénoncer l’attitude de l’administration maltaise accusée de jouer l’immobilisme. Le lieu choisi était d’ailleurs un appel à l’Europe : le fort Saint-Elme vient en effet d’être rénové en vue de la future reconnaissance de la ville comme « capitale européenne de la culture » en 2018.

 

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