Le rio Iguazú se plie en deux, en des chutes étourdissantes, juste à l’amont de sa confluence avec le rio Parana. Le site des chutes est caractérisé par une « trifrontaliérité » entre Argentine, Brésil et Paraguay.

 

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© F. A-C., 2009

La vue qui s’ouvre au regard quand apparaissent les chutes appartient au florilège des sites exceptionnels. Il faut imaginer une colossale marche d’escalier de basalte, de 80 mètres de hauteur, avec, par endroits, des contremarches, parois d’une verticalité parfaite, tapissées de végétation et battues par des tonnes d’eau qui s’abattent au pied des parois, dans un fracas assourdissant. Féerique.

 

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© F. A-C., 2009

Toutes les gammes de vert se détachent sur le rouge cuivré des parois basaltiques, un fouillis inextricable de plantes, de roches et d’eau. Les lourdes tentures liquides, épaisses, teintées du vert des mousses  balayées par le flot, sont aussi de majestueux pans de voile blanc bordé de dentelle aquatique et nimbé d’un halo de milliards de gouttelettes micronisées, fils d’eau étincelants où se tissent les éclats du soleil accrochés aux couleurs de l’arc-en-ciel.

 

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© F. A-C., 2009

Comme un faisceau de fils d’argent bondissant de replat en replat, la cataracte épouse les formes de la paroi et laisse entrevoir, dans les plis du drapé d’eau, les herbes rubanées accrochées à la roche, toutes dégoulinantes de cascades aériennes. Le basalte, massif, a été comme taillé à la hache, net. Pour une goutte d’eau, c’est le grand saut, royal !

 

Françoise Ardillier-Carras

 

 

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