TOULOUSE (I)

    

  Extension pavillonnaire dans l'est de Toulouse :
le quartier de "l'Union" (12 141 habitants en 1999)

  

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   Avec l'aimable autorisation de la Documentation Française

  

La métropole toulousaine et sa banlieue pavillonnaire dépassent les 660 000 résidents depuis le recensement de 1999. La notoriété de Toulouse résulte à la fois du secteur aéronautique et spatial et des nombreux centres de recherches, à commencer par le C.N.E.S. (Centre national d’études spatiales). Le complexe universitaire et scientifique dans le Sud-Est de l’agglomération, à Rangueil, a attiré de nombreuses entreprises de sous-traitance et avec elle un afflux de cadres, ingénieurs, techniciens. La ville de Toulouse, avec ses 360 000 habitants, n’a plus de place pour absorber cette puissante immigration qui n’a cessé de s’accroître à la fin du XXe siècle. 60% de la population de la Haute Garonne se répartissent autour de Toulouse.
Le Quartier de l’Union est un exemple de ces nombreux lotissements installés à partir des années 1960-70 à la place de zones agricoles, disposant d’écoles, de dispensaires, de crèches, de complexes sportifs, pour lesquels des zones vertes récréatives ont été aménagées comme au centre de la photo. Chaque pavillon dispose de son jardin privatif et de son garage, car l’éloignement fréquent du lieu de travail oblige à de longs mouvements pendulaires quotidiens. Les nouvelles couches sociales représentées aux conseils municipaux sont souvent en désaccord avec les anciens habitants et agriculteurs des villages de cette périurbanisation intense, qui encercle presque toute la métropole toulousaine de part et d’autre de la Garonne et dans la vallée de l’Hers. Les 12 141 résidents du quartier périurbain de l’Union se sont installés dans les années 1980-90 progressivement sur des lots de terrains prélevés sur la surface agricole utile.
À gauche de la photo, on remarque la survivance d’habitations rurales et de petites exploitations agricoles ainsi que des champs en lanières et une vaste parcelle sans doute céréalière. Nous sommes au sud-est de Toulouse, à la limite de la Plaine du Lauragais. Les lotissements se sont donc insérés dans un paysage rural de polyculture et d’élevage à la ferme. On remarque que chaque lotissement est pénétré par des rues macadamisées tantôt rectilignes, tantôt curvilignes, à partir de deux ou trois axes routiers de pénétration, reliés à une autoroute d’accès au centre toulousain. On note l’existence d’un petit centre commercial, en bas de la photo à gauche. Les installations sportives sont importantes au centre de la photo : on distingue un stade, des courts de tennis. Les points bleus sont des piscines privées, ce qui prouve que ce quartier a reçu une population de niveau social aisé (ingénieurs, scientifiques, techniciens de haut niveau), fortement motorisée. Des zones vertes ont été préservées pour donner à cet ensemble une aération agréable, contrastant avec les fortes densités de Toulouse et de sa proche banlieue.