MONTPELLIER

    

  Un exemple d'urbanisme monumental métropolitain du XXe siècle :
le quartier Antigone et le Polygone de Montpellier

  

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   Avec l'aimable autorisation de la Documentation Française

  
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Métropole de la Région Languedoc-Roussillon et préfecture de région, Montpellier (plus de 200 000 habitants) s’est beaucoup développée au cours du XXe siècle pour trois raisons : la décentralisation d’entreprises de haute technologie, attirées par le climat et le tourisme méditerranéens, l’arrivée des rapatriés d’Afrique du Nord, à partir de 1962, la volonté municipale de faire de Montpellier un pôle scientifique de recherches et de haute technologie pour développer un tertiaire de haut niveau, des laboratoires de recherches médicales et pharmaceutiques, s‘appuyant sur la présence de l’Université scientifique et médicale.
En haut de la photo, à droite, on distingue la cité moyenageuse avec ses rues étroites ; on devine le tracé d’anciens remparts. En haut à gauche, c’est au contraire la cité aérée de l’époque baroque du 16e au 18e siècle qui s’est doublée d’un quartier commerçant de la gare depuis l’arrivée du chemin de fer. A l’orée, on distingue les superstructures blanches des grands ensembles H.L.M., preuve d’une croissance du type ville-champignon dans les années 1960-70. Montpellier a connu une arrivée massive de cadres, de chercheurs et de techniciens. Mais le Sud de l’agglomération a connu une opération planifiée d’urbanisme monumental, à la place de terrains militaires et d’usines désaffectées. On a d’abord édifié une cité de services tertiaires de haut niveau sur le Polygone, puis a suivi une opération d’urbanisme technopolitain à grande échelle, œuvre de l’architecte catalan Ricardo Bofill : c’est « l‘Opération Antigone », destinée à accueillir de grands immeubles de standing, à la fois d’habitation, de service et de commerce. L’ensemble est tourné vers le plein Sud pour une insolation maximale. Au-delà de la Rivière Lez, on a édifié l’hôtel du Conseil Régional Languedoc-Roussillon. Comme à Bath, des routes circulaires permettent un accès aisé à ce technopôle.
Cet urbanisme monumental original a eu pour ambition de donner à Montpellier une image de ville dynamique tournée vers des activités tertiaires de haut niveau.