Depuis la grande alternance de 1981, qui a vu l’élection, pour la première fois depuis la naissance de la Vème République (1958), d’un président socialiste, 6 élections législatives ont eu lieu (1981, 1986, 1988, 1993, 1997 et 2002), dont 3 faisant suite à des dissolutions (1981, 1988 et 1997). A l’exception de celle de 1986, qui s’est effectuée selon le mode de scrutin proportionnel par département, les autres consultations se sont déroulées au scrutin majoritaire par circonscription, les 4 dernières se basant sur le découpage géographique réalisé en 1987 et non retouché depuis. C’est pourquoi une comparaison rigoureuse n’est possible que pour celles-ci (même mode de scrutin et même découpage) (1). Depuis 1981 inclus, chaque élection a amené à la Chambre des députés une majorité différente de la majorité sortante, soit 6 alternances : 3 de gauche (1981, 1988 et 1997) et 3 de droite (1986, 1993 et 2002). Les majorités les plus larges ont été obtenues en 1981, 1993 et, dans une moindre mesure en 2002, les autres élections ayant conduit à des résultats plus modérés. La vague bleue de 1993 et celle, moins forte, de 2002, ne peuvent être comparées qu’à la vague rose de 1981. Mais, même dans les cas extrêmes, des circonscriptions et des départements continuent toujours à voter de la même façon, résistant aux basculements nationaux. Enlever ou conserver tous les sièges d’un département est certes plus facile lorsqu’il n’en existe que 3, mais c’est déjà significatif ; en enlever ou en conserver 6 ou 8 est encore plus révélateur. Parmi ces cas révélateurs, en 2002, se trouvent par exemple, pour la gauche, les départements des Landes, de l’Ariège, de la Nièvre ou de l’Ariège, mais aussi du Puy-de-Dôme ou de la Haute-Garonne. 

Au plan régional, la gauche enlève plus de 60 % des sièges dans le Sud-Ouest, l’Ouest du Massif Central, au sud d’une ligne La Rochelle-Belfort, le Nord-Pas-de-Calais, et dans la proche banlieue parisienne (Nord, Est et Sud). Les départements les plus fidèles à la droite sont le Cantal et la Haute-Loire, les Alpes-Maritimes , les Savoies et la Vendée, ainsi, à plus grande échelle, que le Sud du Massif Central, tout le Centre Ouest, le Centre et l’Est du Bassin Parisien, et l’Alsace. A chaque élection, c’est à peine la moitié des circonscriptions qui est indécise et donc susceptible de basculer dans l’un ou l’autre camp. Ailleurs, les comportements permanents et les oppositions sont anciens entre la France du Midi et de l’extrême Nord, d’une part, et celle de l’Ouest et de l’Est, d’autre part. Ces oppositions sont dues à une conjonction de divers facteurs, comme l’avait démontré, voici déjà fort longtemps, André Siegfried dans son Tableau politique de la France de l’Ouest. Parmi ces facteurs, souvent combinés à des degrés divers, citons : les influences religieuses ou laïques, les structures agraires, les modes d’industrialisation et d’urbanisation, l’opposition au pouvoir central (parisien), qui peut remonter, dans le midi toulousain, à la croisade contre les Albigeois (début du 13ème siècle), la composition sociologique des populations, comme dans les banlieues industrielles de Paris, Lyon, Marseille ou du Nord-Pas-de-Calais, le regroupement de retraités aisés comme sur la Côte d’Azur ou la grande banlieue de l’Ouest parisien, l’influence de personnalités à longue vie politique, constamment réélues, même dans des circonscriptions a priori peu favorables, etc. C’est pourquoi il faut se méfier de toute généralisation géographique hâtive, surtout sur le long terme et pour des circonscriptions à la marge.
Toutefois, l’élection de 2002 contraste avec celle de 1997 d’abord parce qu’une majorité de droite forte et assez homogène a succédé à une majorité de gauche faible et hétéroclite, mais aussi parce qu’elles ont eu lieu dans des contextes politiques très différents. En effet, l’élection législative de 2002, si elle s’est déroulée à une date prévue depuis longtemps et à l’issue d’une législature normale de 5 années, a néanmoins eu lieu dans la foulée d’une élection présidentielle qui l’a précédée de quelques semaines et dont le résultat, en définitive très favorable au candidat de droite, le Président sortant Jacques Chirac, a sans nul doute pesé de tout son poids sur le résultat de cette élection législative. En 1997, au contraire, les élections législatives avaient été provoquées par une dissolution « à froid » de pure convenance (la première de ce type dans l’histoire de la Vème République), décidée par le même Président de la République dont les calculs électoraux avaient été alors totalement déjoués.
En 2002, donc, 28 % des circonscriptions ont changé de couleur politique, basculant à droite pour la plupart d’entre elles (26 %). Les basculements à gauche ont un caractère tout à fait exceptionnel, 2 départements étant, à cet égard, à contre-courant du mouvement d’ensemble qui caractérise ces élections : Paris, où 3 circonscriptions sur 21 basculent à gauche, et la Corse, avec 2 sur 4. Les basculements à gauche de la 13e circonscription du Nord (Dunkerque-Est), de la 2e circonscription des Hautes-Pyrénées (Tarbes-Lourdes) et de la 2e circonscription des Hautes-Alpes (Briançon) sont des isolats. Dans les DOM-TOM, par contre, la situation est moins favorable à la droite qu’en Métropole, puisque 2 circonscriptions des Antilles (4ème de Guadeloupe et 1ère de Martinique) basculent à gauche contre 5 à droite (3 en Guadeloupe et 2 à la Réunion (Océan Indien)).
La progression électorale de la droite est très sensible dans plusieurs régions.
La plus nette et la plus homogène est celle du nord de l’Aquitaine. Avec 13 circonscriptions contiguës reconquises, c’est un véritable mascaret de droite qui, du Médoc au Tarn-et-Garonne, semble avoir déferlé sur la basse vallée de la Garonne, emportant la totalité des départements du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne, débordant jusque dans le Gers (2e circonscription) et l’Aveyron (2e circonscription), et n’épargnant que Bordeaux et sa proche banlieue Ouest et Sud pour s’arrêter finalement au seuil du Tarn et de la Haute-Garonne, même si, dans chacun de ces deux départements, une circonscription bascule tout de même à droite (4e de Toulouse et 4e du Tarn (Mazamet)). Plus au nord, un deuxième axe plus mince perfore des régions traditionnellement ancrées à gauche, du nord de la Charente-Maritime (2e et 3e) au sud de la Corrèze (2e) en passant par le nord de la Dordogne (3e).
L’autre progression la plus nette concerne le nord-ouest du bassin Parisien. Du Bessin à la Picardie, la droite reconquiert 20 circonscriptions. Cette vague n’épargne qu’une partie de la basse Seine (3e, 4e et 5e de Seine-Maritime : Sotteville-lès-Rouen, Elbeuf et Maromme ; 4e de l’Eure : Louviers) et le nord d’Amiens (1ère de la Somme) mais va mordre jusque sur le nord-ouest de l’Aisne (2e circonscription) et le sud du département du Nord (18ème circonscription), ne s’interrompant qu’au seuil du Pas-de-Calais.
Dans le midi alpin, rhodanien et méditerranéen, à l’intérieur d’un triangle dont Lyon, Andorre et Nice constituent les sommets, la droite reprend 33 circonscriptions à la gauche. L’ensemble le plus massif des circonscriptions reconquises s’étend, en s’élargissant, depuis le sud de Lyon (11e du Rhône (Givors) et 8e de l’Isère (Vienne)) jusqu’à l’ouest du Var (conquêtes de la 1ère et 2ème de Toulon ainsi que de la 6ème du Var (Le Beausset, Brignolles), qui font basculer l’intégralité du département à droite) et au nord de l’Hérault (1ère et 2ème de Montpellier, 3ème (Lunel) et 4ème (Lodève)). Cette crue n’épargne qu’un axe longeant le Rhône dans le secteur de Montélimar (2ème de la Drôme) et débordant sur le centre de l’Ardèche (1ère de l’Ardèche : Privas), l’Ouest du Gard (5ème du Gard : Alès-Ouest), qui se trouve désormais totalement isolé par les 6 circonscriptions conquises par la droite, de l’est de la Lozère au nord de l’Hérault en passant par le reste du Gard, les circonscriptions du nord et de l’est de Marseille (4ème, 7ème et 8ème) ainsi que la 13ème des Bouches-du-Rhône (Istres) et, enfin, la 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence (Digne), dont la situation d’isolement électoral est désormais semblable à celle d’Alès-Ouest. La prise de la 9ème circonscription des Alpes-Maritimes (Grasse) permet de faire basculer l’intégralité de ce département à droite tandis que celle de Béziers, dans la 6ème de l’Hérault, constitue une nouvelle et intéressante tête de pont pour la droite dans des régions traditionnellement ancrées à gauche. Outre Montpellier et Béziers, la droite récupère également Perpignan (1ère des Pyrénées-Orientales) et son arrière-pays pyrénéen (2ème et 3ème des Pyrénées-Orientales) jusqu’aux frontières de l’Andorre.
L’Est, surtout du nord de la Lorraine à la Bourgogne et à la Franche-Comté, est également le théâtre d’une forte progression de la droite (25 circonscriptions). Un arc de cercle de 14 circonscriptions reconquises s’étend de l’est de la Moselle (4ème, 5ème et 6ème circ.), au nord, au Territoire de Belfort (1ère et 2ème circ.) et à l’est du Doubs (3ème et 4ème circ.), au sud, incluant dans sa partie extrême occidentale la 1ère circonscription de la Haute-Marne. À proximité immédiate de cet arc, la 1ère circonscription de la Moselle, la 7ème de Meurthe-et-Moselle, la 2ème des Vosges ainsi que les 5ème et 7ème du Haut-Rhin ont été aussi reprises par la droite. Cet arc se raccorde au sud à un axe plus méridional s’étendant du nord du Jura au Berry et constitué de 8 circonscriptions également reconquises (1ère du Doubs, 3ème du Jura, 5ème de Côte-d’Or, 2ème et 3ème de Saône-et-Loire, 1ère et 3ème de l ‘Allier et 3ème du Cher). Il n’épargne que la deuxième circonscription du Doubs et contourne par le sud le môle socialiste nivernais. Ce dernier, néanmoins, se trouve désormais en situation de quasi-encerclement électoral, puisque, outre la chute, sur son flanc nord, de la deuxième circonscription de l’Yonne, il voit donc toutes les positions de la gauche sur son flanc sud (nord-est du massif Central et nord de la Bourgogne) reprises par la droite. Signalons enfin, à proximité, le basculement à droite de la 1ère circonscription de l’Ain.
Dans la région Nord-Pas-de-Calais, la droite enregistre une remarquable progression dans les zones urbaines de Lille-Roubaix-Tourcoing (3ème (Lille-Centre, Nord), 5ème (Haubourdin, Seclin), 7ème (Roubaix-Est), 8ème (Roubaix-Ouest) et 10ème (Tourcoing-Nord) circonscriptions du Nord) et de Béthune (9ème du Pas-de-Calais, au cœur d’un département de gauche), tout en emportant aussi les 14ème (Bourbourg) et 18ème (Cambrai) circonscriptions du Nord.
En Guadeloupe, enfin, DOM paradoxal, 3 circonscriptions sur 4 basculent à droite mais la quatrième bascule en sens inverse, ce qui ne s’était pas produit depuis 1958. À la Réunion (Océan Indien), le basculement à droite des 1ère et 5ème circonscriptions place la gauche en situation défensive puisqu’elle ne possède plus que 2 circonscriptions sur les 5 de l’île.
Ailleurs, c’est-à-dire dans le nord et le centre du bassin Parisien ainsi que dans les régions de la Loire en aval d’Orléans et dans l’Ouest, la droite reconquiert aussi des positions, mais sur un mode plus discret, soit sous forme de circonscriptions isolées (1ère des Ardennes, 5ème et 12ème de Seine-Saint-Denis, 12ème du Val-de-Marne, 8ème et 11ème des Yvelines, qui font basculer ce département à droite, 3ème de l’Essonne et 5ème du Val-d’Oise, 5ème de la Manche, 7ème (Guérande) et 1ère (Nantes-Ouest) de Loire-Atlantique) soit sous forme de groupes plus ou moins compacts de circonscriptions dont le nombre n’excède jamais 4 ou 5 : 3ème, 6ème, 8ème et 9ème circonscriptions de Seine-et-Marne, qui font basculer l’intégralité de ce département à droite ; 2ème et 7ème du Val-d’Oise ; 1ère, 3ème et 4ème d’Eure-et-Loir (même basculement du département) ainsi que la 3ème et la 5ème de la Sarthe (même basculement du département) ; 1ère du Loir-et-Cher (même basculement du département) ; 2ème, 3ème, 4ème de l’Indre-et-Loire (même basculement du département) et 4ème du Maine-et-Loire (même basculement du département) ; 3ème des Côtes-d’Armor et 3ème d’Ille-et-Vilaine ; 3ème, 6ème et 7ème du Finistère. Plus que de conquêtes sensu stricto, il s’agit d’ailleurs, dans bien des cas, d’un retour à une situation plutôt traditionnelle d’appartenance politique de ces circonscriptions à la droite que le traumatisme dû à de la dissolution de 1997 en avait exceptionnellement écartées. Relevons enfin, aux confins de la France du Nord, de la France de l’Ouest et de celle du Midi, en Berry, Poitou et Limousin, les basculements à droite de trois circonscriptions isolées mais significatives : 2ème de la Vienne (Poitiers-Sud), 1ère de l’Indre (Châteauroux) et, surtout, 1ère de la Haute-Vienne (Limoges-Centre), au cœur du traditionnel fief limousin de la gauche.
Les zones où la gauche résiste plus ou moins nettement sont :
- La Corse et Paris, où, comme nous l’avons déjà dit, elle fait mieux que se défendre puisqu’elle y conquiert des positions, ce qui aboutit à ne plus laisser à la droite qu’une circonscription sur 4 en Corse (2ème de Corse-du-Sud : Sartène) et permet à la gauche de détenir désormais 12 des 21 circonscriptions de Paris. Dans la banlieue de Paris (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne), la gauche ne perd que 3 circonscriptions (cf. ci-dessus) et aucune dans les Hauts-de-Seine, en conservant au total 17 sur 38. La plus forte résistance s’observe au nord, en Seine-Saint-Denis (9 circonscriptions sur 13), dans l’est du Val-d’Oise (8ème et 9ème circonscriptions : Sarcelles-Nord-Est et Goussainville) et jusque dans le sud de l’Oise (3ème circonscription de l’Oise : Creil-Sud).
- La Martinique, où la 1ère circonscription est prise par la gauche et où la droite n’en conserve plus qu’une sur quatre.
- La Gascogne et le sud du Languedoc. Ici, un bloc de 24 circonscriptions s’étend des Landes à l’Hérault, dont 4 départements intégralement à gauche (Landes, Hautes-Pyrénées, celui-ci ayant même basculé à gauche par suite de la prise de la 2ème circonscription, Ariège et Aude), et pousse jusque dans le nord du Tarn (1ère et 2ème circonscriptions). Mais ce bastion catharo-gascon a été fortement écorné sur son flanc nord (cf. ce que nous disons ci-dessus du mascaret de la droite dans la vallée de la Garonne) ainsi, plus ponctuellement, qu’au sud-ouest (5ème circ. des Pyrénées-Atlantiques) et au sud-est (3 circonscriptions des Pyrénées-Orientales).
- Le Nord de la France : de Dunkerque aux Ardennes, la gauche conserve 23 circonscriptions et en gagne une (13ème circonscription du Nord : Dunkerque-Est). Mais si elle n’en perd qu’une dans le Pas-de-Calais (Béthune), elle en abandonne 7 à la droite dans le Nord, dont 5 dans l’agglomération lilloise (cf. ci-dessus). Même les départements de l’Aisne et des Ardennes cèdent chacun une circonscription à la droite. Plus à l’est, le môle de résistance constitué par le département de la Meuse (1ère et 2ème circonscriptions), la 6ème circonscription de Meurthe-et-Moselle ainsi que la 8ème et la 10ème circonscriptions mosellanes, est fortement déchiqueté sur son flanc est et ne constitue plus qu’un vestige de l’ensemble de circonscriptions de gauche qui s’étendait, avec quelques lacunes, jusqu’aux Vosges et au Jura.
- Le centre sud-ouest : un ensemble très irrégulier s’étend du Limousin à la Charente et au sud des Deux-Sèvres avec quelques satellites (1ère circonscription de la Vienne, 1ère circonscription de Charente-Maritime) ainsi qu’un axe allant du Blayais (11ème de la Gironde) au Quercy (2ème circonscription du Lot), axe qui se trouve désormais séparé de l’ensemble par la percée que la droite a réalisée dans ces pays (cf. plus haut). Une partie de la banlieue bordelaise prolonge, en direction du sud-ouest, cet axe demeuré à gauche jusqu’à la 7ème circonscription de la Gironde (Pessac).
- Le nord du massif Central : entre Nièvre, Puy-de-Dôme et Saône-et-Loire, la gauche ne résiste que partiellement, gardant les 3 circonscriptions de la Nièvre, désormais très isolée (cf. plus haut), et 5 circonscriptions sur les 6 du Puy-de-Dôme, mais ne conservant plus que la moitié des 6 circonscriptions de Saône-et-Loire et une seule des 3 circonscriptions du Cher (2ème). Vers l’est, le cordon de circonscriptions qui reliait naguère, par la Franche-Comté et le Territoire de Belfort, cet ensemble au groupe des circonscriptions lorraines, a été phagocyté par la droite. Seules la 2ème du Doubs et la 3ème de Côte-d’Or demeurent à gauche, comme des buttes-témoins.
- La situation de Lyon et de sa proche banlieue est marquée par la stabilité, la gauche conservant ses 4 circonscriptions de la banlieue est. Plus au sud, on entre dans le triangle du midi méditerranéen où la droite à réalisé une de ses plus fortes poussées (cf. plus haut), la gauche ne maintenant ou ne développant (cas unique dans cette région de la France continentale) ses positions que dans le sud de l’Isère et le nord des Hautes-Alpes. Tout comme à Lyon, la gauche reste stable à Marseille (4ème, 7ème et 8ème circonscriptions).
- Dans le nord de la Bretagne, la gauche se replie sur les circonscriptions les plus littorales (1ère, 2ème, 4ème et 5ème des Côtes-d’Armor, 4ème du Finistère) et ne conserve ailleurs que quelques villes ou secteurs de villes : 2ème du Finistère (Brest-Centre), 5ème du Morbihan (Lorient), 1ère d’Ille-et-Vilaine (Rennes-Sud). En Loire-Atlantique, l’axe Nantes-Saint-Nazaire reste à gauche mais perd Guérande (7ème) et Nantes-Ouest (1ère). En Haute-Normandie, enfin, les 4 circonscriptions demeurées à gauche (3e, 4e et 5e de Seine-Maritime : Sotteville-lès-Rouen, Elbeuf et Maromme ; 4e de l’Eure : Louviers) sont totalement encerclées par les circonscriptions restées ou passées à droite.
Toutes les régions où la droite n’a pas progressé et où la gauche n’a pas résisté sont celles où la droite s’est maintenue.

(1) Et encore le problème des triangulaires de second tour ne se présente-t-il plus tout à fait de la même manière depuis qu'en
     1997 le minimum de voix requis pour se maintenir au second tour a été porté de 10 à 12,5 % des inscrits, soit environ 17 à
     19 % des votants (selon le taux de participation).