Le vote pour Robert Hue (communiste) a été dans l’ensemble plus faible qu’en 1997. Il ne dépasse 4,5% que dans certains départements, anciennement industrialisés pour la plupart, qui connaissent une grave crise de l’emploi ouvrier dans les grandes entreprises métallurgiques, chimiques ou textiles : Nord-Pas-de-Calais, Est et Sud-Est parisiens (93, 94), Limousin, Auvergne du nord (Allier surtout (03)) et Nièvre (58).
Le parti communiste a perdu des électeurs dans les zones minières et de grande industrie au profit des extrêmes, Front National ou petits partis d’extrême gauche (surtout Lutte Ouvrière, avec Arlette Laguiller). Dans le Midi, restent traditionnellement attachés au vote communiste les petits vignerons et les paysans/pêcheurs en difficulté (Languedoc-Rousillon et Corse), certains paysans pauvres en Corse, dans le Rousillon (Aude (11), Pyrénées-Orientales (66)) ou les Hautes-Pyrénées (65), ainsi que les cheminots et les ouvriers des chantiers navals et travaux publics, où sévit une crise de l’emploi, dans les Bouches-du-Rhône et le Gard. Tout l’Ouest et la grande majorité des départements de l’Est et du Sud-Est (Midi-Pyrénées surtout,  Rhône-Alpes) n’ont pas ou peu voté pour R. Hue, sauf l’Isère (38) et l’Ardèche (07).
Hormis quelques secteurs, le monde ouvrier et paysan (surtout les plus jeunes) semble s’être détourné du vote communiste pour suivre soit les Verts, soit le parti trotskyste (PCR) ou Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), celle-ci ayant obtenu un score double de celui de R. Hue.