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Il
sagit des votes en faveur de deux candidats, François Bayrou et Alain Madelin, qui
ont été tous deux des leaders de lU.D.F. (Union pour la Démocratie française) et
qui représentent une coalition du centre-droit, très attachée à une Europe
fédéraliste et partisane dune économie libérale. Ces deux candidats incarnent
toutefois deux nuances distinctes. |
La tendance
Bayrou est fondamentalement celle du centre droit non-RPR (le RPR gaulliste
étant le parti de J. Chirac), dont les électeurs sont surtout des cadres, des notables
régionaux ou des agriculteurs aisés de lOuest. Ils ont soutenu le président V.
Giscard dEstaing dans les années soixante-dix et quatre-vingt et se trouvent dans
presque toute la France, mais plutôt dans les départements à grande propriété rurale
de lOuest (Bretagne, Pays de la Loire), dans les Pyrénées-Atlantiques (64) ainsi
que dans l'ouest de l'Île-de-France (surtout dans les Yvelines (78) et les Hauts-de-Seine
(92)) et à Paris. Il est frappant de constater également une assez forte proportion de
cet électorat social-chrétien traditionnel en Rhône-Alpes (région lyonnaise et
Haute-Savoie), mais aussi dans le Nord (59) et dans les deux départements alsaciens, pour
des raisons à la fois « européanistes et régionalistes ». Le Centre et le Midi
méditerranéen sont au contraire peu touchés par cette tendance, sauf les
Alpes-Maritimes (06). |