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Le
vote en faveur du candidat socialiste à la Présidentielle, Lionel Jospin, est nettement
différent de celui de 1997 (élections législatives). |
fonctionnaires
et employés des services nationalisés sont lélectorat dominant (à côté de
jeunes cadres et techniciens), la surprise est venue de lEst français
(Lorraine-Champagne-Franche-Comté) et surtout de Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte
dAzur, où bon nombre délecteurs ont voté pour J.-M. Le Pen (Front National)
ou pour N. Mamère (Verts), voire se sont abstenus : la plupart des départements de
Rhône-Alpes (notamment la Loire (42), le Rhône (69), lAin (01), la Haute-Savoie
(74) et la Savoie (73)) ont opté pour Jospin à moins de 14%, lui préférant J. Chirac,
F. Bayrou (centre droit) ou labstention. Il est frappant aussi de constater le fort
recul socialiste en Picardie (Somme (80), Aisne (02) et Oise (60)), où la politique
agricole socialiste n'a guère été appréciée, notamment en ce qui concerne la « vache
folle » et la fièvre aphteuse, tout comme dans les départements fortement ruraux de
lEure (27), de lOrne (61) et de la Manche (50). Le centre et le nord de la
Bourgogne (Yonne (89) et Côte-dOr (21)) ont également eu moins délecteurs
socialistes : cette forte érosion sexplique en partie par le mécontentement des
ouvriers et employés des nombreuses P.M.E. qui nont pu sauvegarder leurs emplois,
et ce en l'absence de toute intervention vigoureuse du gouvernement Jospin (« majorité
plurielle ») pour leur reclassement. |