Les départements les plus favorables (>48%) à la gauche plurielle sont : le Pas-de-Calais (62), la Seine-Saint-Denis (93), la Nièvre (58), l’Allier (03), l’Indre (36), la Haute Vienne (87), la Corrèze (19), la Charente (16), la Dordogne (24), le Lot (46), les Landes (40), l’Ariège (09), l’Aude (11) et les Hautes-Alpes (05). Les cinq premiers connaissent une grave crise des emplois industriels conjuguée à la crise des petites exploitations agricoles et des petits commerces, les autres essuyant la crise des petites exploitations et des travailleurs dans les PME traditionnelles dont beaucoup ont connu la faillite depuis dix ans. Mais d’autres départements ont voté, à 40% et plus, en faveur de la gauche plurielle (P.S., P.C., M.D.C., Verts et divers gauche) : Nord (59), Aisne (02), Meuse (55), Meurthe-et-Moselle (54) et Territoire-de-Belfort (90), où mines et industries textiles ont fermé ou ont connu de graves récessions pour les produits métallurgiques et textiles courants ; au sud de Paris, le Val-de-Marne (94) et l’Essonne (91), mais aussi les deux départements de la pointe bretonne, Côtes-d’Armor (22) et Finistère (29), où sévissent la crise des emplois, les difficultés des petites exploitations légumières, la crise des pêches côtière et hauturière, celle des constructions et réparations navales. Il en va de même pour la Saône-et-Loire (71), avec la crise des anciens bassins industriels du Creusot-Montceau-les-Mines, le Cher (18), la Creuse (23) et le Puy-de-Dôme (63) avec la crise de l’emploi qu'a subie   Clermont-Ferrand (Michelin).

Enfin, tous les départements du Centre, du Massif Central et du Sud-Ouest (Aquitaine et Midi-Pyrénées) ont voté majoritairement à gauche (plus de 40%), comme le Languedoc-Roussillon, les Bouches-du-Rhône (13) et les Alpes-de-Haute-Provence (04).