Entre 1990 et 1999, le taux annuel de variation est faible et même négatif dans toutes les aires urbaines qui, regroupant d’anciennes industries, ont subi de plein fouet la crise et la disparition des industries lourdes et manufacturières : le Bassin Houiller du Nord, où toutes les mines et la métallurgie lourde ont été fermées ; la Métropole Nord (Lille-Roubaix-Tourcoing), qui a subi la crise de restructuration industrielle ; le bassin sidérurgique lorrain ; la région de Belfort-Montbéliard, où la tendance est à la fermeture des usines les plus anciennes, tout comme dans le bassin de Saint-Etienne et celui du Creusot-Monceau-les-Mines.
À l’opposé, les aires urbaines ont connu un fort accroissement dans toutes les métropoles de l’Ouest et des Pays du Val de Loire, notamment Orléans, Tours, Angers, Nantes, Rennes, mais aussi Poitiers et la Rochelle, qui ont attiré des industries à haute technologie et de qualité. De même, en Aquitaine, Bordeaux, le Pays Basque et la zone de Pau, l’agglomération de Toulouse, et, en Languedoc, Montpellier et Nîmes, ainsi, en Provence, qu'Avignon, Aix et la Région de Grasse-Cannes. Enfin, en dehors des aires urbaines actives de Dijon, Besançon et Lyon, la Haute-Savoie s’est fortement peuplée ainsi que la région de Grenoble et des vallées de l’Isère et de l’Arc.
Des regroupements régionaux et des euro-régions se sont constitués sur la base d'ententes économiques et de restructurations industrielles : Nord-Hainaut, Saar-Lor-Lux, Alsace du Nord-Palatinat, région Mulhouse-Bâle, région Genève-Annemasse, Pays Basco-Béarnais et Catalogne française (région de Perpignan).

Sont donc envisagés sur cette carte : un Grand Bassin Parisien, un Grand Ouest Français, un Centre-Est, un Sud-Ouest Atlantique, un Sud-Ouest Toulousain, en plus des régions administratives existantes et qui correspondent aux véritables regroupements des populations, comme l’indiquent les flèches vertes.