|
|
Le
tissu industriel du département des Bouches-du-Rhône a été placé sous le signe
dun triple héritage catégoriel : chimie, construction et réparation navales,
aéronautique. Or, les espaces de haute technologie ont pris en grande partie le relais,
coexistant avec les raffineries de pétrole et la pétroléochimie autour de lÉtang
de Berre et dans la rade portuaire de Fos (Z.I.P.), avec la sidérurgie et la construction
aéronautique présentes à Istres et à Marignane. La Région compte à présent 4
technopôles (daprès N.Vaudour-Jouve, Revue Méditerranée 1997 3-4). |
Le technopôle
de Luminy-Marseille Sud rassemble 1500 chercheurs dans les sciences
biologiques, de la physique des particules et de lenvironnement marin dans une
trentaine de laboratoires ; à proximité se sont implantées une dizaine de P.M.E.
innovantes, spécialisées dans la biologie des anticorps, lintelligence
artificielle, lingénierie et linformatique (plus de 40% de leur chiffre
daffaires est assuré sur le marché international). Le technopôle du pays dAix-en-Provence
regroupe une centaine dentreprises disséminées au sein dune nébuleuse
périurbaine qui s'étire de la vallée de lArc à la vallée de la Durance, avec
quatre pôles : Le Rousset, Gardanne (où existe encore une mine de houille),
Puy-Sainte-Réparade et lagglomération dAix. Ce quadritechnopôle plonge ses
racines dans les stratégies de reconversion des anciens bassins miniers provençaux
(bauxite et houille). Le Rousset est depuis 1977 un pôle européen de fabrication de
microprocesseurs et de semi-conducteurs, avec des entreprises comme Thomson ou European
Silicon Structure. La Zone périurbaine dAix-Ouest (LArbois) réunit une
dizaine dentreprises dinformatiques transférées de la région parisienne ou
des filiales étrangères, qui ont choisi le site pour la présence du nouveau pôle
universitaire dAix-Marseille III (spécialisé dans les géosciences de
lenvironnement), lattrait du paysage provençal et, surtout, la qualité des
relations rapides vers laéroport de Marseille-Provence et la gare du TGV Sud-Est,
celle-ci plaçant, depuis 1999, la zone à trois heures de Paris. Enfin, le technopôle de
Manosque-Saint Maurice, avec la proximité du donneur dordre du
centre de recherches nucléaires de Cadarache, dans la Vallée de la Basse Durance,
abrite, tout près de léchangeur de lA51, une quarantaine dentreprises
innovantes (technologies de pointe liées au nucléaire et télécommunications). |