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Depuis 1973-1975, les chocs pétroliers ont précipité la fin de lère industrielle fondée sur le charbon et lacier. Les mines de houille, de lignite et de fer ainsi que les grandes industries sidérurgiques ont traversé, avec lindustrie textile, une crise très profonde des emplois banalisés à faible salaire ; les vieilles régions industrielles ont toutes été sinistrées, avec des reconversions lentes. En revanche, les industries à forte valeur ajoutée et à innovation technologique se sont à la fois concentrées dans les métropoles, spécialement les villes nouvelles, de la région Parisienne et dans les régions de lOuest, du Sud-Ouest et du Sud-Est, dans les grandes villes offrant de multiples services ainsi que des loisirs pour cadres et ingénieurs. Tandis que cessait le système du travail posté dans les grandes industries, notamment lautomobile, les usines se sont scindées en petites unités performantes, réparties à proximité des centres de recherches et des grands marchés bien pourvus en services de logistique, en plates-formes multimodales et en réseaux de communication. Beaucoup de grandes firmes ont externalisé leurs productions de base outre-mer, dans des pays à bas salaires, fermant peu à peu des unités de production régionales et ne conservant en propre que les activités dites stratégiques et de recherche. Cest déjà en partie le cas, depuis juin 2001, du géant français des télécommunications, Alcatel. Mais les usines de montage dautomobiles, davions et de fusées demeurent avec leurs sous- |
traitants locaux, ainsi que la fabrique de pneus Michelin à Clermont-Ferrand. Grand constructeur aérien avec ses partenaires européens, la France dispose de multiples centres de construction aérospatiales, de grandes usines de montage davions à Toulouse. Les usines de semi-conducteurs et déquipement électronique se sont installées pour la plupart hors des vieux centres industriels, recherchant la proximité de parcs scientifiques et de technopôles, ainsi que d'une bonne image de marque, comme à Orléans, Angers, Montpellier ou dans les régions dAix-Marseille et de Nice-Sophia-Antipolis. Les dix métropoles régionales sont toutes devenues des technopôles et ont reçu soit des entreprises décentralisées de la région Parisienne, soit des entreprises étrangères. Les complexes dactivité de haute technologie se sont multipliés. Dans les anciennes régions industrielles, les nouvelles technologies ont pris très fortement la relève pour les créations demplois, mais la tendance générale est cependant à une externalisation hors de France des grandes unités de production. |