L’accroissement naturel de la population française est l’un des plus forts de toute l’Union européenne, les familles de 2 à 3 enfants étant redevenues, en France, la moyenne par foyer.
Les régions les plus prolifiques (5‰ à 8‰ et +, par an) sont les grandes régions urbaines anciennement industrialisées qui ont reçu beaucoup de populations immigrées : Région Parisienne, Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes (Rhône, Isère et Haute-Savoie surtout) et, en Bretagne, l’Ile-et-Vilaine, en raison de fortes densités de jeunes actifs.
L’accroissement moyen de 0 à 5‰ (moyenne nationale à +3,5‰) est le fait de l ‘Ouest, du Nord et du Bassin Parisien en général, des régions urbaines de l’Est et du Sud-Est, mais il est par contre beaucoup plus faible, voire négatif, en Aquitaine, dans les Landes (40), le Lot-et-Garonne (47) et les Pyrénées-Atlantiques (64), en Gironde (33), sauf autour de Bordeaux, et en Midi-Pyrénées (Gers (32), Tarn-et-Garonne (82), Hautes-Pyrénées (65) et Ariège (09)), sauf en Haute-Garonne (31),mais seulement autour de Toulouse, en plein essor démographique. Cela pose problème pour le maintien des services publics dans des campagnes en voie de dépeuplement et de vieillissement accélérés, tout comme en Languedoc (en dehors de l’Hérault (34) et du Gard (30)), mais seulement aux abords du littoral, et surtout dans tous les départements du Massif Central, en voie de vieillissement démographique rural accéléré

depuis 20 ans (avec non renouvellement des générations) : Limousin, Auvergne, les départements les plus déprimés étant la Lozère (48), le Cantal (15), la Haute-Loire (43), le Tarn ( 81) et l’Aveyron (12). La Corse présente un accroissement naturel négatif dans sa partie Sud et légèrement positif dans sa partie Nord.