|
|
Le plus fort taux de mortalité (12 et plus) est lapanage des
départements à fort vieillissement qui s'alignent selon une diagonale allant du Morvan
aux Hautes-Pyrénées et à lAriège, où certains villages accumulent des
retraités issus soit de lagriculture soit des villes voisines ou plus lointaines.
Cela est notamment vrai en Bourgogne (Yonne (89) et Nièvre (58)), dans le Centre (Indre
(36)), dans le Limousin (Creuse (23) et Corrèze (19)), en Auvergne (Allier (03) et Cantal
(15)), en Languedoc (Lozère(48)), en Aquitaine (Dordogne (24)) et en Midi-Pyrénées (Lot
(46), Aveyron (12), Gers (32), Hautes-Pyrénées (65) et Ariège ( 09)). |
Il en va de même pour tout le Sud-Ouest, Aquitaine et Midi-Pyrénées, sauf le Bordelais (Gironde (33)) et le Toulousain (Haute-Garonne (31)) et pour le Sud-Est, Alpes-de-Haute-Provence (04), Provence intérieure (Var (83) et Alpes-Maritimes (06)) et Corse, où une majorité de retraités occupe les campagnes. Paradoxalement, en raison de la présence de jeunes actifs et de familles nombreuses, les zones à très faible taux de mortalité et à forte fécondité sont surtout les zones urbaines et périurbaines de lÎle-de-France (Région Parisienne), de la Picardie, de la Côte-dOr (21), de Rhône-Alpes (Rhône (69), Isère (38), Savoie (73) et Haute-Savoie (74)) et du Doubs(25), tout comme celles de Toulouse et de Bordeaux, de lHérault (34) et des Bouches-du-Rhône (13). Là encore, le contraste entre le dépeuplement, accentué par la forte mortalité des zones rurales, et les taux de natalité élevés des régions fortement urbanisées est flagrant. |