Les départements à forte natalité se trouvent en Île-de-France (surtout la Seine-Saint-Denis (93) et les Hauts-de-Seine (92), qui détiennent les records de France avec 16‰ et plus), la Haute Normandie (Eure (27) et Seine-Maritime (76)), le Nord (59) et le Pas-de Calais (62), Picardie (Oise(60) surtout et Aisne(02)), qui oscillent entre 13 et 16‰. Dans toutes ces régions, les campagnes ont une natalité comparable à celles des villes; mais ce sont les banlieues urbaines et les lotissements périurbains qui présentent la plus forte natalité, parce que les jeunes ménages et les familles nombreuses s’y concentrent dans les grands ensembles de H.L.M.. Il en va de même en Île-et-Vilaine (35) et en Mayenne (53).
Au sud de la Loire, seul le département du Rhône dépasse 13‰. Dans beaucoup de départements de l’Est et du Centre,la natalité est voisine de la moyenne nationale (entre 11 et 12,5‰), sauf dans l’Aube (10) et le Jura (39), départements à forte dominante rurale, où elle n’est que de 10,5‰. Par ailleurs, le Centre et la Bourgogne, régions surtout agricoles, ont une natalité moyenne comprise entre 10 et 13‰, tout comme en Bretagne, avec une natalité un peu plus forte sur les littoraux, en Pays de Loire et en Poitou-Charentes.
Si le Sud-Est (Rhône-Alpes, Provence-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon) a une natalité moyenne, le déficit se creuse dans le Massif Central et le Sud-Ouest, sauf en Gironde (33) et en Haute-Garonne (31), autour de Bordeaux et de Toulouse.

Partout ailleurs, la natalité en zone rurale est faible à très faible (moins de 10‰) et le vieillissement moyen de la population s’accentue, en particulier en Limousin (plus qu’en Auvergne ou en Midi-Pyrénées) et aux alentours, spécialement dans les départements suivants : Creuse (23), Haute-Vienne (87), Corrèze (19), Dordogne (24), Lot (46), Aveyron (12), Tarn (81) et Lozère (48). Se trouvent dans le même cas, en Midi-Pyrénées, le Gers (32) et les Hautes-Pyrénées (65). La Corse du Sud (2A) connaît également une très faible natalité.